Projets

Projets financés dans le cadre du premier appel à projets scientifiques des équipes partenaires (juin 2025)

Faire collection : l’EFEO passeur culturel du sud, sud-est et est asiatique (IHMC-EFEO)

Si l’histoire institutionnelle et sociale de l’Ecole française d’Extrême-Orient est bien connue, tout comme celle des débuts de la bibliothèque qu’elle a constituée, l’approche « par l’objet » demeure peu explorée. Localiser, identifier, collecter, rassembler, conserver et publier sont les étapes nécessaires mises en place par des chercheurs de l’EFEO pour la construction de collections d’objets d’études liées à leurs travaux. Dans le cadre de ce projet exploratoire, l’équipe, composée de membres de l’EFEO (Alain Arrault, Valérie Gillet, Katia Juhel et Sovannara Mey) et de l’IHMC (Léa Saint-Raymond), a sélectionné trois collections conservées à l’EFEO, à travers lesquelles ils vont tenter d'identifier les processus scientifiques, artistiques, humains et marchands qui ont conduit à leur constitution : une collection d’estampages chinois dont une partie a été produite et rassemblée par, entre autres, Édouard Chavannes et Paul Pelliot ; une collection de statuettes tibétaines, dont les principaux acteurs sont Jacques Bacot et Paul Pelliot à nouveau ; une collection de manuscrits de feuilles de palme, constituée en Inde sous l’impulsion de Jean Filliozat et de N.R. Bhat et conservée aujourd’hui au centre EFEO de Pondichéry. Il n’est pas certain que l’équipe puisse identifier ces processus, mais elle va en chercher les traces, notamment dans les archives des chercheurs collectionneurs et diverses correspondances.

Les archives de la recherche de l'École pratique des hautes études - PSL (EPHE-PSL)
La réévaluation des copies, un objet emblématique de l’enseignement aux Beaux-Arts (projet Centre Jean-Mabillon)

Projets financés dans le cadre du premier appel à projets scientifiques des équipes partenaires (octobre 2025)

Enquête sur les textes en traduction dans les collections patrimoniales PSL (ENS-IHMC)



Ce projet se situe à l’intersection de l’histoire des collections, de l’histoire de l’enseignement et de l’histoire des institutions scientifiques et savantes, que nous nous proposons d’explorer en nous fondant sur l’étude d’un objet singulier et d’une thématique transversale : la traduction de littérature scientifique, ses enjeux intellectuels et ses utilisations pédagogiques, et son héritage matériel dans les collections PSL.

Quels ouvrages et périodiques sont acquis en traduction pour les bibliothèques d’établissements tels que l’École normale supérieure, l’École des Mines, l’École Pratique des Hautes Études, et l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de Paris entre la Révolution et la Grande Guerre ?
Dans quelle proportion par rapport à l’acquisition d’ouvrages en langue originale ?
Comment la « géographie » et le choix des langues évoluent-elles selon les disciplines et les écoles ?
Qui lit/emprunte quel ouvrage en traduction ?
Qui parmi les enseignants et les élèves s’engage dans une activité de traduction, et dans quelle forme ?

Concrètement, l’analyse des catalogues, des registres des acquisitions, et, là où possible, de prêt sera complétée par l’étude des exemplaires à la recherche de marques d’usage. Par la suite, nous souhaitons explorer les revues et publications officielles de ces écoles, ainsi que les archives personnelles et collections particulières de professeurs et savants intégrées au patrimoine actuel.

Le projet est coordonné par Maria Pia Donato (CNRS) et porté par l’IHMC en partenariat avec l’EA 7347 HISTARA, et les Bibliothèques de l’École normale supérieure (ENS), de l’École des Mines de Paris, de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE), et l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de Paris (ESPCI). 

Faire collection en management : Histoire, pratiques, défis contemporains (Dauphine-Mines)